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La criminalisation de la protestation dans le Rif viole les droits humains

Le 26 juin dernier, le verdict est tombé pour les membres du mouvement de protestation Al Hirak. Le mouvement Al Hirak, un mouvement actif dans la région du Rif au Maroc, a réussi à rassembler un grand nombre de citoyens autour d'exigences socio-économiques telles que la construction d'hôpitaux et d'universités dans la région pauvre et marginalisée du Rif.

Quatre leaders du mouvement, Zafzafi, Ahamjik, El Boustati et Ighid, ont été condamnés à vingt ans de prison, et d'autres membres à des peines de cinq à quinze ans de prison. La plupart des peines ont été prononcées pour "atteinte à la sécurité intérieure et menace à l'unité nationale". Au total, selon les estimations d'Amnesty International, quelque 400 manifestants ont été arrêtés, dont une cinquantaine auraient été jugés.

Progress Lawyers Network est particulièrement préoccupé par ces condamnations, car les auteurs sont punis d'une manière totalement disproportionnée à cause de leur engagement social.

En outre, il ressort des divers rapports d'Amnesty International, et d'autres ONG que les détenus avaient difficilement, voire pas du tout accès à un avocat et que la plupart d'entre eux n'avaient pas le droit de recevoir des visites. Zafzafi, l'un des leaders, a été maintenu durant 176 jours en cellule d'isolement. [1] Selon diverses sources, y compris les avocats des détenus, des actes de torture et de mauvais traitements auraient eu lieu. Par exemple, certains ont été forcés de signer un procès verbal de confession en arabe, alors qu'ils ne maîtrisent pas l'arabe. Les avocats de ces opposants ont eu également à subir des pressions, au point que l'avocat El Bouchtaoui a dû prendre la fuite [2]. Selon Amnesty International, les procès sont une tentative de faire taire les critiques à l'encontre des actions des forces de sécurité contre les manifestations d'Al Hirak dans la région du Rif [3].

Progress Lawyers Network tient à exprimer son soutien aux condamnés, à leurs familles et à leurs avocats.

[1] https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/maroc-il-faut-annuler-les-jugements-rendus-a-l-issue-de-proces-iniques-contre

[2] https://www.volkskrant.nl/nieuws-achtergrond/-het-lukt-marokko-niet-meer-de-waarheid-te-verbergen-~bc0a46a7/

[3] https://www.amnesty.fr/presse/maroc-des-dizaines-de-personnes-arrtes-dans-le-cad