Ce 8 mars 2019, la Chambre des Mises en Accusation a déclaré que les membres et dirigeants kurdes liés au PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) ne pouvaient pas être poursuivis pour terrorisme.

Les juges ont considéré qu'il existe un conflit armé interne et que l'Etat turc d'une part et le PKK d'autre part sont des parties belligérantes.

Le PKK est organisé comme un mouvement de guérilla, avec une hiérarchie militaire qui lui confère cette qualité de partie à un conflit.

Les actes posés sont donc exclus de la législation antiterroriste sur base de l'article 141bis du Code pénal. 

Cela ne signifie pas que les actes posés tant par la Turquie que par le PKK échappent au droit, mais bien que c'est le droit international humanitaire (droit des conflits armés) qui doit s'appliquer.

PLN a toujours soutenu qu'il fallait faire une différence entre un mouvement de libération nationale, une guérilla et une organisation terroriste.