16/03/2007
La petite criminalité et les comportements asociaux compromettent le droit à vivre en sécurité. Les politiques de sécurité sont depuis des années un sujet brûlant. L'approche "dure" n'a pas fait diminuer les chiffres de la délinquance et n'aborde pas les causes sociales de la (petite) criminalité. Des criminologues estiment que certaines politiques de sécurité ont entraîné un accroissement des inégalités sociales.
Le colloque abordera ce débat sous deux angles concrets: la délinquance juvénile et les mesures administratives prises par les autorités. La criminalité de quartier est, dans de nombreux cas, le fait de jeunes. Protéger ou punir? Cette question reste centrale en droit de la jeunesse. D'autre part, est-ce que le glissement du droit pénal vers le droit administratif dans la sanction de certains comportements fautifs constitue un pas en avant ou un pas en arrière?
Quelles formes alternatives de résolution des conflits peut-on envisager? Sont-elles essentiellement l'affirmation de l'autorité étatique ou la réparation de la rupture d'équilibre dans le milieu de vie de la victime et de l'auteur de l'infraction? Le colloque étudiera de manière critique ces autres modèles: médiation, conciliation, réparation et sanctions alternatives, en Belgique et à l'étranger. Comment impliquer les habitants du quartier dans un mode de résolution démocratique de ces problèmes? |